Une première séance, et après ?

A l’issue de la première séance, vous sentez-vous en confiance, avez-vous le sentiment d’avoir été écouté avec beaucoup d’attention et de bienveillance, sans être interrompu (ou presque) ? Si oui, je recommande de prendre un second RV qui sera lui, moins frustrant. En effet, on ne le dit pas assez mais la 1ère séance est forcément consacrée à la présentation de ce qui vous amène en consultation. Au thérapeute d’en prendre la pleine mesure en vous relançant à certains endroits mais en s’abstenant de toute analyse (ce serait bien prématuré). Voilà pourquoi cette 1ère séance où l’on dépose en quelque sorte son « fardeau » peut être un brin frustrante. Mais elle est importante car c’est généralement aussi celle où l’on choisit (ou non) la personne pour ne plus le porter seul. 

Une thérapie sert-elle à aller mieux ?

La question parait absurde. Et pourtant, l’honnêteté oblige à dire que si le but recherché, à terme, est évidemment de se sentir mieux, une thérapie sert d’abord à faire alliance avec un thérapeute, à se sentir soutenu dans sa peine et donc à ne pas s’effondrer davantage.

Il arrive aussi qu’on sorte d’une séance avec plus de questions que de réponses. Avec l’impression que de nouvelles émotions ou de nouvelles perspectives émergent, se bousculent, demandent à être comprises. Ce n’est pas toujours confortable mais ce travail d’introspection, que vous ne menez pas seul, a toujours un pouvoir transformateur. Il mène, pas à pas, à des prises de décisions, des façons de réagir différentes et in fine, à un mieux-être.

La psychanalyse, une méthode austère et obsolète ?

En entendant le mot «psychanalyse » vous visualisez un divan sur lequel vous êtes allongé sans voir le psy et sans jamais avoir d’écho à vos paroles ou très rarement ? Ce n’est pas faux ! Mais ce n’est pas ce que je propose. Dans ma pratique, nous sommes assis face à face (sauf si vous préférez être allongé) et nos échanges sont plus dynamiques. Il s’agit donc d’une psychothérapie analytique (qui dure en général bien moins longtemps qu’une analyse « classique »). On y retrouve néanmoins tout ce qui fait (toujours) l’immense valeur de la psychanalyse dont elle s’inspire : l’importance des mots, des rêves, des associations d’idées, le temps accordé à ce que vous dites, que vous pouvez « déplié » à votre guise et auquel vous pouvez revenir autant que nécessaire, la recherche ensemble des interprétations qui vous en donneront des éclairages nouveaux, ma présence sans faille à vos côtés.